Contemplation

La jardinière

Le givre orne ma fenêtre d'une délicate œuvre naturelle, tandis qu'un souffle d'amour grandissant m'envahit, se propageant à tout ce qui m'entoure. J'ai appris à cultiver cet état d'être, à embrasser l'amour plutôt que la colère ou la peur, ancrant ainsi la beauté de la vie.

La jardinière
Christine Dion souriante, la main posée sur le cœur, au milieu d'un champ de dahlias en fleurs.

Une contemplation de Christine Dion
Lecture

01

Dans la banalité d’un jour de neige, un souffle d’amour se déploie du coeur et se propage aux lieux, aux gens, aux pensées.

02

On peut cultiver son état d’être : nourrir et arroser les élans d’amour plutôt que la colère ou la peur.

03

À force d’être cultivé, l’amour grandit et révèle la beauté de la vie partout où le regard se pose.

Le givre décore ma fenêtre d’une multitude de petites dentelles en éclosion, semblant prendre une pause dans leur danse. Beauté délicate qu’un artiste semble avoir déposé pour mon seul bonheur. À travers cette oeuvre qui ressemble à des arbres tropicaux sous une volée d’oiseaux, je vois la neige tomber sur mon coin de pays que j’aime tant. Le vent souffle fort à en croire la trajectoire horizontale des flocons. Les enfants n’ont pas d’école et tournent en rond d’ennui entre deux jeux ou bousculades.  Rien de particulier à signaler et pourtant. Pourtant quelque chose qui ressemble à de l’amour se déploie en moi. Comme si de mon coeur ouvert émergeait une danse subtile et délicate, sensuelle. Elle s’insinue sous ma peau, recherchant l’adhésion de toutes mes cellules à ce mouvement joyeux. Et ce doux ressenti semble sortir de mon corps pour aller à la rencontre de ce qui m’entoure. Ça me fait sourire. Je ressens tout d’un coup de la gratitude pour mon ordinateur, pour la lampe et le bois de la maison. Et ce souffle d’amour se propage bientôt encore plus loin, aux lieux, aux gens et aux pensées qui viennent à mon esprit.

Je suis la gardienne de cet état d’être qui est l’amour. J’en suis la jardinière qui en cultive les élans, qui les nourrit, les arrose et les remercie. Comme je peux cultiver ce que je désire, j’ai décidé de ne plus nourrir les élans de colère, de jalousie ou de peur. Bien que je les ressente et qu’ils me traversent comme tout être humain, je choisis ce que j’en fait. Cela a été un réel apprentissage de voir que je n’étais pas obligée de tourner sans cesse en boucles les pensées qui appartenaient à mes blessures et d’entretenir ainsi la souffrance. Cela s’est fait petit à petit, en choisissant plusieurs fois par jour ce à quoi je donnais de l’attention et de la valeur.

Au fil du temps, l’amour a grandi en moi. Il m’est devenu plus facile d’ouvrir mon coeur et de laisser la danse amoureuse se créer d’elle-même. Et lorsque je touche à cet état de grâce, je vois la beauté de la vie partout où mon regard se pose. Je me reconnais comme étant la vie elle-même qui crée la beauté par son amour.

Christine Dion souriante, la main posée sur le cœur, au milieu d'un champ de dahlias en fleurs.

Votre accompagnante

Christine Dion

Psychologue pendant 20 ans · Accompagnement en conscience

Avec plus de vingt ans d'expérience en psychologie, Christine a accompagné avec cœur des centaines de personnes dans des moments profondément intimes de leur vie. Aujourd'hui, elle oriente son approche vers un accompagnement en conscience.

Son travail, centré sur la conscience et l'amour, aide à éclairer les souffrances de l'ego et à les transcender — vers une présence vaste, aimante et ouverte.